Phototexte engagé

Phototexte Engagé • Paris

 

Direction Paris ce soir. 

Escale. J’écris de l’aéroport de Montréal. 40 mins à peine de voyage. Québec-Montréal. Ça me rappelle mon premier vol il y a presque 20 ans. Île Maurice-Île de la Réunion.

5 jours à Paris donc. Ce 31 mai et 1er juin aura lieu le colloque Le Phototexte engagé : Du militantisme aux luttes de visibilité où je participerai à une table ronde avec Oleñka CARRASCO (Venezuela), photographe et écrivaine, et Eric MARTY (France), écrivain et professeur. (16h-17h : Table ronde animée par les organisatrices – Visibilité et invisibilité : une tension).

Du beau monde à cette table ronde, tout le long du colloque, ainsi que les organisatrices,... On ne devrait pas s'ennuyer. 

C’est ma première table ronde, après ma première présentation ce mois-ci à l’université Concordia pour les 40 ans de l’Institut Simone de Beauvoir [1]. Si j'angoisse ? Naturally... 

Avant j'ai "retrouvailles" avec la France.

Je suis éblouie par l'accueil d'ami.e.s qui m'ouvrent les bras. Gâtée avant même d'atterir. 

Je « reviens » aussi avec un sentiment de colère envers un pays qui m’a cataloguée pendant 13 ans avec ce fameux numéro d’étranger à renouveler chaque année en préfecture. Privilégiée que je suis, j’écris cela dans le confort d’un espace de transit international pensant qu'il faille être un héros d'un jour pour etre un humain méritant d’être français mais ceux qui traversent neige, montagne et mer peuvent dormir dehors, mourir et se laisser cracher dessus par les dirigeants du pays des droits de l'homme.

Coucou la France.  

[1] Juste pour le plaisir. Simone de Beauvoir a rejoint Le Cercle de La Pléiade ce 17 mai.


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