I was born/Je suis née/Monn né

[en cours/in progress]


« I was born/Je suis née/Monn né [1]» est un projet[2] qui se veut être une quête de soi tout en étant la quête d’un (autre) récit historique. Les images photographiques et d’archive ont pour but de montrer les fragments d’histoires se retrouvant dans une seule entité. De ce travail se dégagera une expérience de vie en partant d’un vécu/d’une expérience de Mauricienne (Mauriciannité) qui s’est retrouvée en Europe puis en Amérique du Nord (France puis Canada), l’amenant à questionner son identité et sa place dans l’Histoire en tant que Noire, Femme et Mauricienne/Africaine.

[1] Dans mes trois langues : anglais, français, créole mauricien.

[2] Projet en chapitre permettant de se mouvoir dans l’intime et dans l’histoire. Ce travail de recherche-création est tout autant un projet d’art personnel qu’un travail de recherche-création universitaire.


Trois photos du projet en exposition à la Galerie du CEDex à l’UQÀM (Montréal (QC), Canada) pour l’exposition collective Subalternes en février 2019.


projet de création et de recherche


Ma dernière carte de séjour annuelle française.



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Les incantations qui étaient fournies dans le programme de désenvoûtement, c’était plutôt : « Esprit du Blanc Colon, sois expulsé de mon corps, tu n’es pas le bienvenu ici/Au nom des petites filles du Bangladesh et des fantômes d’enfants chinois/Brûle, Brûle, huile de palme, brûle/Sors de mon corps, Ogre du Caddie/Toi, Esprit de l’Obsolescence, tu n’es pas le bienvenu ici. » (p. 279)

Delaume, Chloé. (2016). Les sorcières de la République. Seuil : Paris.



Acte de naissance du grand-père paternel.

Maison des grands-parents du côté maternel.

Maison des grands-parents du côté maternel.


Si, par exemple, je rêve d’écrire une anamnèse de ce qui m’a permis de m’identifier ou de dire je à partir d’un fond d’amnésie et d’aphasie, je sais du même coup que je ne pourrai le faire qu’à frayer une voie impossible, à quitter la route, à m’évader, à me fausser compagnie à moi-même, à inventer une langue assez autre pour ne plus se laisser réapproprier dans les normes, le corps, la loi de la langue donnée — ni par la médiation de tous ces schèmes normatifs que sont les programmes d’une grammaire, d’un lexique, d’une sémantique, d’une rhétorique, de genres de discours ou de formes littéraires, de stéréotypes ou de clichés culturels (les plus autoritaires restant les mécanismes de la reproductibilité avant-gardiste, la régénérescence infatigable du sur-moi littéraire). (p. 124-125)

Derrida, Jacques. (2016). Le Monolinguisme de l’autre. Galilée : Condé-sur-Noireau, France.


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